Mardi 6 octobre 2026
De St-Prex à Bougy
Comme les Merveilles du Monde nous fûmes 7 au début de cette histoire, puis 5 comme les doigts de la main, pour finir à 4 telles les Saisons de Vivaldi.
La raison ? Oyez donc braves gens ce que nous allons vous narrer !
Par un temps digne de l’été indien, cher au ménestrel Joe Dassin, débuta notre randonnée. Dans la médiévale bourgade de St-Prex nous écoutâmes religieusement un concert d’orgue en son église avant de faire une halte à l’Artisan Gourmand. Quelques cafés et autres viennoiseries plus tard nous entamâmes le périple devant nous mener au charmant village de Bougy.
Peu de dénivelé, peu de sentiers étroits mais passablement de chaussées bétonnées furent le lot de nos godillots et accessoirement de nos articulations. Nous admirâmes, chemin faisant, les charmantes bâtisses avec vue sur le lac, parc arborisé et autres grillages sophistiqués. Assurément peu de gueux ou de manants doivent habiter ces lieux.
Vers les midis, Jean Rosset en pleine forme, nous nous arrêtâmes sous un platane où la gente organisatrice, Anik, nous offrit un excellent breuvage des rives lémaniques et un saucisson venant des contrées méridionales de la France. Sustentés nous suâmes ensuite quelque peu pour aborder la côte nous menant à la seigneurerie d’Allaman dont le fier château domine les alentours. C’est à la station de chemin de fer du même lieu, où un bus postal nous attendait pour aller à Aubonne, que Sylviane, peu bien, et Marlyse nous abandonnèrent préférant rentrer sur la capitale.
Sur l’esplanade de la pittoresque cité d’Aubonne nous fîmes honneur au pique-nique que nous avions emporté avant de gravir, dans la vieille ville, le chemin menant au château. Devant la fontaine flambant neuve, créée cet été pour fêter la course d’école du Conseil Fédéral organisée par le natif de l’endroit M. le Président Guy Parmelin accompagné de six autres acolytes, nous y immortalisâmes nos portraits.
Sur le chemin des vignes et des capites reliant Aubonne à Bougy nous grapillâmes quelques grappes de raisin et contemplâmes la vue splendide s’offrant à nos yeux ébahis. La visite de l’église de Féchy n’étant pas au menu, le sieur Jean-Luc fit un détour pour y accéder, laissant le restant du groupe, Anik, Michel, Nicole et André continuer sagement leur route. Mais tel le lièvre dans la fable de La Fontaine, il ne parvint pas à rattraper les tortues avant qu’elles ne prennent le bus à Bougy pour Rolle. Il vit le car le dépasser 300 m avant la halte et partir sous son nez. Nous vous ferons grâce ici de la morale propre à ce genre de péripétie.
Et voilà pourquoi seules 4 personnes prirent le train de 16h35 à Rolle pour rentrer à Lausanne.
Merci Anik pour cette sympathique balade dans cette magnifique région de la Côte.
Le plumitif de service : Jean-Luc
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